Main TASKA

Dernière mise à jour : 24 août 2021





La main Taska résiste à l'eau et pour de multiples usages, aucun besoin d'avoir un gant de protection.



La paume est flexible, la vitesse de rotation élevée du pouce et vitesse indépendante du doigt pour une prise plus naturelle et plus rapide.


TASKA ™ a une grande ouverture. Ramassez plus d'objets avec précision.

Les mouvements latéraux des doigts et la forte prise latérale du pouce augmentent encore davantage la prise en main.


Idéal pour faire des lits, couper un steak et de nombreuses tâches difficiles ou impossibles auparavant.


Poignet intégré avec rotation et flexion, pour une longueur et un mouvement des bras plus naturels.


Système de contrôle flexible avec boutons d'accès et indicateurs à LED sur le dessus de la main.


Un design testé contre les vibrations avec amortissement dans le pouce et le poignet.


TASKA ™ a 23 poignées différentes mais est conçu pour effectuer la plupart des tâches quotidiennes avec seulement 3.

Pas besoin de compléments coûteux qui allongent la durée de la prothèse.


Plus de détails :

Le but de la conception de TASKA ™ était de créer une main imperméable super pratique qui «donne» et «fléchit». C’est peut-être pour cette raison que l’utilisation semble plus naturelle que d’autres solutions actuellement disponibles et que tant de personnes s’adaptent facilement à la façon dont elle se déplace.



Sept caractéristiques clés confèrent à TASKA ™ un réel avantage pratique. Chaque fonction a un aspect "fonction de forme après forme" qui, combinée, rend le TASKA ™ beaucoup plus intuitif et utile et constitue une main prothétique véritablement avancée.


1. DÉCOUPAGE DE COUTEAU L'ouverture de jointure

anti-dégâts est réinitialisable par l'utilisateur pour offrir une robustesse supplémentaire.


2. LE SYSTÈME DE COMMANDE TASKA ™

Une touche tactile simple d'utilisation Les boutons GRIP CYCLE permettent d'utiliser facilement les poignées et l'aide au diagnostic client.


3. L'OPTION DU POIGNET À PROFIL BAS TASKA ™

Une option de poignet à profil bas permet d'étendre l'étanchéité jusqu'à la prise. Le poignet LP permet également une rotation mécanique de 90ºg.


4. POIGNET FLEXIBLE INTÉGRÉ Se verrouille

facilement. Chaque modèle de la main TASKA possède un poignet flexible intégré avec trois positions verrouillables ainsi qu'une flexion libre orientée centre.


5. ROTATION MOTORISÉE DU POUCE

La rotation motorisée du pouce imite le mouvement réel de la main et améliore la vitesse de préhension.


6. CONFIANCE GRIP

Tenir les choses avec plus de confiance. Des coussinets doux entre les doigts et sur le bout des doigts complètent les doigts flexibles pour offrir une sécurité de préhension inégalée.


7. DOIGTS FLEXIBLES

Les doigts de la main TASKA sont flexibles et peuvent s'étendre latéralement pour permettre à la main de saisir efficacement une grande variété d'objets. «Être capable de saisir avec confiance est énorme. La conception de la main et la géométrie des doigts tiennent les objets très bien - au lieu de "sorte de ok" comme avec d'autres myoélectriques. "



En vidéo sur Vimeo :


ou bien la même vidéo sur youtube :

Distribué par AquaLeg.


Pour en savoir plus, voici la source d'informations :


Cette main peut être contrôlée par le système COAPT, à voir sur cet Article :

Compte-rendu de Testeurs dans le groupe CÉ2A Février 2020

1. Jojo Lemanchot :

Voici donc mon retour après un peu plus d'une semaine d'utilisation de la main Taska dans le cadre d'un essai.

Pour rappel, Taska est une marque néo-zélandaise distribuée en France depuis peu par Aqualeg. Ce qui est intéressant pour un double amputé comme moi est que le premier argument de vente est la résistance et la rusticité de la main. En effet, il s'agit à ma connaissance de la première main pouvant être plongée dans l'eau. Voici d'ailleurs le slogan de la marque :

" Elle est résistante à l'eau, mais ce n'est pas la seule première mondiale. Les inventeurs de TASKA ™ ont pris ce qui est maladroit et fragile dans n'importe quelle autre main prothétique et l'ont retourné dans leurs têtes. "


Dans un premier temps, l'esthétique générale, comme on peut le voir sur la Vidéo 1.

L'esthétique est sympa, très robotique. Les doigts font pas mal de bruit comme sur la plupart des prothèses. Le gros point fort est l'absence de gant tout autour de la main qui rend sur les autres prothèses très difficile d'enfiler une veste ou un pull en hiver. Ici seul le bout des doigts et l'intérieur de la main ont des partis en caoutchouc qui empêchent les objets de glisser. ( c'est pas faute d'avoir donné l'idée à d'autres marques.)


La main possède aussi un poignet amovible que on peut bloquer dans le mouvement que l'on souhaite. J'ai trouvé ça assez agréable pour conduire ou d'autres mouvements à table, comme boire ou découper. À noter que le système de fixation de l'emboiture est compatible avec ottobock.


Le fonctionnement est similaires aux autres prothèses avec deux électrodes. À noter que la main est compatible avec le système Coapt ( plus d'électrodes ) mais malheureusement on ne peut pas encore l'essayer en France. C'est vraiment dommage alors que le système Myo-plus l'est déjà.

La force de préhension est similaire aux autres prothèses de nouvelle génération comme l'Ultra Révolution.

La main taska a 19 mouvements pré-enregistrés, + tous les mouvements que l'on peut customiser soi-même.

Pour accéder à ces mouvements, on peut utiliser soit différentes contractions, un peu comme chez Ossur, soit les boutons qui sont sur la main.

Les codes pour les contractions utilisés sont double ouverture rapide, ouverture longue, co-contraction, et co- contraction longue ( celle là je comprends pas l'intérêt elle est hyper difficile ). Le point négatif est que l'on peut passer d'un mode à l'autre à n'importe quel moment. Alors que chez Ossur par exemple il faut que la main soit en ouverture complète pour pouvoir faire les contractions et passer ainsi dans un autre mouvement. Du coup ici, on se retrouve souvent à passer dans un mode que l'on ne voulait pas. Il n'est pas rare de faire des double ouvertures rapides juste pour régler l'ouverture de la main et là elle passe directement dans le mode prédéfini. Très chant. Il y a un bouton pause pour éviter ça mais je trouve ça quand même dommage.

Ensuite les boutons. Il y a un premier bouton home où trois mouvements sont prédéfinis. Ce sont des mouvements assez généraux. Il suffit d'appuyer dessus pour accéder aux mouvements l'un après l'autre. Ceux là ne sont pas modifiables.

Ensuite le bouton du milieu qui peut servir de pause ou, quand on reste appuyer, sert à activer ou désactiver le témoin sonore de passage d'un mode à l'autre.

Et enfin le dernier bouton, pour passer à 5 mouvements que l'on peut définir soi-même via une application. Il sert également à activer ou désactiver le bluetooth en restant appuyé. ( voir vidéo 2 )


La main est fournie avec une application utilisable sur ordinateur et sur smartphone, compatible iOS et Android. Depuis cette application, on peut choisir les mouvements attribués aux contractions et au troisième bouton. Ce qui est c'est qu'il y a une petite animation correspondant au mouvement sélectionné. Le gros point négatif est que l'on ne peut pas customiser des mouvements depuis cette application et on ne peut pas faire les réglages des doigts lorsque ceux-ci se décalent un petit peu. ( voir vidéo 4 )

À noter qu'il est souvent arrivé dans la semaine que les modes bug et que les doigts ne tombent plus du tout en face sur certaines prises. Il a fallu à chaque fois éteindre et redémarrer la main. Peut-être parce que c'est une main d'essai, je ne sais pas. ( voir vidéo 3 ), ici il s'agit normalement d'une pince fine avec l'index et le pouce. Mais on voit bien qu'ils ne sont pas en face. )


Un autre gros point que je trouve dommage est le fait que le pouce, lorsqu'il est dans une position ne peut pas être réglable manuellement. On peut le décaler mais à l'ouverture et la fermeture il revient en place. Alors que souvent, pour gagner du temps, j'oriente le pouce de main Ultra revolution avec une partie du corps ou une table.( voir vidéo 5 )


Par contre, je pensais que les vidéos où l'on voit la main tenir un couteau pour découper étaient un fake mais pas du tout! La position des doigts et la force de préhension permettent de tenir un couteau assez solidement pour découper. Pratique ça 😋.


En tout cas cette main semble vraiment résistante. J'ai fait avec elle tous les mouvements qui habituellement abiment les doigts sur ma Ultra révolution mais en même temps cela ne fait qu'une semaine d'utilisation. Les doigts sont censés débrayer lorsque la charge dessus est trop fortes.

La vidéo en 5 partie :




2. Fgth Morelco :


Petit retour sur cette matinée de test de la Taska. Merci à Aqualeg France et Protéor pour l'organisation. Tout d'abord toutes les personnes présentes (ergothérapeute, médecins prothésiste et moi compris) ont été surpris de la relative finesse de la main (il s'agissait d'une taille m) et au final la main est bien appréciée par les professionnelles femmes. En effet lorsque l'on regarde des vidéos, on a l'impression que la main est beaucoup plus volumineuse. Deuxième point la qualité de fabrication et la finition sont impressionnantes. La main fait vraiment robuste et l' ergothérapeute d' Aqualeg nous le confirme en tapant la main sur des matériaux durs. Le poids est identique à ma iLimb (taille l). Par contre la plaque à intégrer

sur l'emboiture est vraiment volumineuse et pourra poser problème pour une intégration harmonieuse (le chargement est sur ce point beaucoup plus discret). La prise en main est très intuitive comme la iLimb ( Jojo a pas mal décrit les possibilités ). Je rajoute juste que la co-contraction longue n'a pas été couronné de succès mais bon faute de temps nous n'avons pas résolu le problème. Comme jojo l'a précisé pas besoin de main ouverte pour les déclencheurs donc effectivement certains déclenchements sont intempestifs mais avec quelques réglages en peu de temps ils ont très réduits. Donc cela doit être maitrisable avec des réglages au petits oignons. Comme Jojo, la pince ne m'a pas semblé correctement en phase. Peux t être un mauvais paramétrage ou des problèmes de jeunesse du soft de gestion. C'est la première fois que je ne me pose pas la question si je vais bousiller le gant ou la main elle est prévue pour se faire oublier. La rapidité de rotation du pouce est impressionnante et permet vraiment de passer sans délai à d'autres prises. Cette main fait faire un bon en avant dans le spectre d'utilisation de tous les jours et sur les activités de bricolages et quel plaisir de se laver les mains de façon normale. La prise en charge ne se fera certainement pas avant deux ans mais elle se justifiera sans souci.

Août 2021

3. Laurent Evrard :


Un petit retour sur une prothèse de main myoelectrique qui commence à être connue, la Taska.

Ce post ira un peu plus loin que la simple prise en main… de cette main… 😉


Pas encore sur la LPPR, elle ne concerne donc pas tout le monde pour le moment.

C’est en cours, je pense que l’on peut raisonnablement compter un délai d’au moins une à deux années.

J’ai eu la chance de pouvoir en essayer une pendant un peu plus de trois semaines.

Merci à la Société Aqualeg et Domital Orthopédie.

Dès la prise en main, une sensation de grande robustesse avec un look terrible. Dans tous les cas, les doigts sont débrayables en cas d’effort trop important !

La partie esthétique est évidemment très personnelle, je la trouve très masculine d’autant plus qu’elle ne se décline pour le moment qu’en une seule taille (4 tailles pour la iLimb).

Une lourdeur qui ne sera pour autant pas confirmée par la pesée, 14 grammes d’écart avec la iLimb… Sans doute une répartition des masses différentes, la Taska a tout de même un poignet Flex intégré. Cette sensation de poids se confirmera pendant ces 3 semaines.


Ce qui est aussi surprenant qu’agréable, c’est la rapidité de rotation du pouce et même de la main en général. Cette motorisation du pouce est désormais la norme sur les mains actuelles, mais beaucoup plus lente sur d’autres modèles.

C’est une main qui est étanche : étanchéité qu’il faut relativiser, elle n’a pas de gant donc impossible à immerger plus haut que la bague, contrairement à d’autres mains qui ont des gants que l’on peut immerger rapidement (uniquement lorsque le gant est en parfait état !😉). Mais la main par elle-même peut se passer sous le robinet pour être nettoyée ou effectuer des travaux en zone humide …

À l’utilisation, aucune appréhension de casser un doigt, c’est du lourd, du costaud et c’est un atout indéniable.

Elle a un nombre important de préhensions programmables, ce qui n’est à mon sens pas forcément un gros atout puisque globalement la plupart des amputés membres Sup n’utilisent que 3 ou 4 préhensions.

21 pour la Taska et 16 pour la iLimb de tête. Je dis de tête car pour moi cette escalade au nombre de préhensions n’est pas forcément ce que l’on recherche.

Nous sommes de toute façon limités par la double contraction, contraction rapide, triple contraction, contraction longue, co-contraction… Je n’ai pour ma part jamais utilisé l’iPod fourni avec la iLimb depuis que j’ai défini mes besoins. Il faudrait penser à limiter l’escalade au nombre de préhensions. Je peux même me permettre le luxe d’avoir une préhension… comme pour beaucoup d’entre nous… 😉


Pour moi, cette prothèse était l’arme absolue. Je relativiserai en disant qu’il faut bien cibler ses besoins et trouver la prothèse qui convient à chaque utilisateur.

Elle a de gros atouts, son poignet flexible intégré et verrouillable, très agréable à l’utilisation, une bonne force de préhension de doigts flexibles que l’on peut supposer incassables. Ils peuvent s’écarter (manuellement), permettant la préhension de petits objets, stylos, …

Des petits défauts cependant, comme un manque de Grip sur le bout des doigts, les parties adhérentes étant bien trop peu nombreuses sur la face palmaire et le bout des doigts. Parfois très compliqué de tenir une surface lisse. Une utilisation peut-être moins intuitive avec ses 3 boutons situés sur la face dorsale de la main.

Les plus de la Taska :

- Robustesse (doigts débrayables et flexibles) +++++

- Poignet flexible ++++

- Look (très masculin cependant et en une seule taille), cela restant vraiment une affaire très personnelle, les goûts et les couleurs.

- Doigts qui peuvent légèrement s’écarter manuellement ++

- Étanchéité (relative car jusqu’au niveau de la bague) +

- Rapidité de la rotation du pouce et de la main en général +++


Ce qui m’a moins plus sur la Taska :

- Sensation de lourdeur que j’ai du mal à m’expliquer (+ 14 gr. ) -

- Trop de matières plastiques sans Grip - - -

- 3 boutons tactiles sur la face dorsale de la main - - -

- Amplitude d’ouverture pour la préhension de gros objets -


L’ appareillage de la main est bien plus complexe qu’un «simple genou ou une simple cheville». Les besoins des utilisateurs sont encore plus différents, pas «juste» un besoin de marcher ou de courir. Ceci ne voulant pas dire qu’il y a des envies, des besoins et des matériels bien différents pour le membre Inf aussi !

Une conclusion plus générale sur l’appareillage du membre Sup, plus j’ai d'expérience et plus j’ai l’impression qu’il faille revenir à des prothèses plus simples et robustes, avec en parallèle une série d’outils pour les utilisations spécifiques.

Pour pouvoir mieux analyser et comprendre mes propos, je précise que la myo est ma main dominante, ma main « valide» ou «présente» ne me permet qu’une préhension par effet ténodèse.

Des besoins différents que lorsqu’il s’agit d’une main secondaire.

Ceci pouvant expliquer mon manque d’enthousiasme pour les trois boutons tactiles de la face dorsale.

J’utilise la iLimb (Össur) pour des travaux légers et précis, la Sensor Speed (Ottobock) pour conduire et des travaux un peu plus lourds et moins précis et enfin le Greiffer (Ottobock) pour les travaux plus lourds mais aussi ceux nécessitant une grande finesse de préhension bidigitale. Une spécifique en cours de développement pour l’équitation.

Une bonne pince tri-digitale avec un pouce opposable !


Orthopus irait dans cette voie, au-delà du développement d’une prothèse simple, efficace, robuste et esthétique à destination des pays en voie de développement.

Bientôt des modèles spécifiques en open source imprimables en 3D ?

Je sais qu’ils y travaillent !


Je rajouterai que, après avoir eu plusieurs mois de déboires avec mes différentes prothèses de main, j’ai fini par m’apercevoir qu’il était indispensable d’apprendre à ne pas utiliser sa prothèse et qu’il est même parfois plus agréable de tenir un verre par exemple avec son moignon lorsque cela est faisable, on ressent sa température…

Trouver le juste équilibre entre le port et le non port de prothèse.

Une bonne rééducation dans ce sens est indispensable.


Pour finir, au-delà de la lecture de nombreux articles sur le membre Sup du site, il est encore plus important que pour le membre inférieur qu’il y ait une bonne expression des besoins et une bonne compréhension de tous les intervenants; OP, Ergothérapeute, MPR, patient. Le choix de la bonne prothèse est très délicat et très spécifique à chacun.

Si la Taska était sur la LPPR actuellement, je serais très embêté pour le choix, même si c’est une excellente main !


Je pense que l’évolution ne doit pas se faire sur une complexification des mains, mais plus sur une réelle fonctionnalité et fiabilité adaptées aux besoins spécifiques de chacun !

Travailler aussi sur de nouveaux systèmes de commande autres que les 2 électrodes, avec des systèmes tel le COAPT que j’ai eu la chance d’essayer, trop rapidement. Je ferai un retour dessus prochainement.

Lien du distributeur en France :


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