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  • Photo du rédacteurSophie Vasseur

4 Conseils pour bien pratiquer la course après une amputation

Dernière mise à jour : 23 déc. 2023


dessin de coureur amputé

Pratiquer un sport participe à l’équilibre physique et moral de chaque individu. C’est d’autant plus vrai pour une personne amputée. Vous souhaitez courir après une amputation et vous vous posez des questions : « Comment s’équiper d’une prothèse adaptée ? » , « Quelle lame de course choisir ? » , « Où commencer l’entraînement ? »

Le sport peut vous aider à surmonter le handicap. Laissez-vous guider par nos conseils pratiques et trouvez la motivation : « Ne limite pas tes défis. Défie tes limites. »


1— Avoir une bonne condition physique pour courir après une amputation


La course est accessible pour les personnes présentant les catégories d’amputations suivantes :

  • tibiale uni ou bilatérale ;

  • fémorale uni ou bilatérale ;

  • membres supérieurs.

Dans tous les cas, avant de commencer la course, il est indispensable d’avoir achevé votre rééducation et d’être autonome avec votre prothèse de marche quotidienne.

Pour améliorer votre condition physique, vous devez pratiquer des exercices adaptés à vos capacités et vos besoins. Rapprochez-vous d’un kinésithérapeute ou d’un éducateur sportif exerçant dans une salle de sport ou une association sportive. L’un comme l’autre pourra vous préparer un programme approprié.

Si vous préférez rester chez vous, l’application de fitness pour personnes amputées développée par Ottobock propose des exercices variés classés par difficulté et par type d’amputation.

Un entraînement progressif combinant renforcement musculaire, équilibre, gainage et mobilité donnera rapidement des résultats. Soyez réguliers au moins trois fois par semaine et vous verrez votre tonicité s’améliorer.

coureurs amputés équipés d'une lame de course
lame de course Hopper

2— Prendre les conseils de son orthoprothésiste avant de commencer l’entraînement


Avant de commencer la course, prenez rendez-vous avec votre médecin et votre orthoprothésiste. Ensemble, vous définirez le type de prothèse qui vous conviendra pour courir. Manchon, emboiture et système de fixation devront être bien adaptés à votre hauteur d’amputation et à vos particularités physiques. Vous savez combien il est important de se sentir confortable dans son matériel prothétique. Il est essentiel que votre équipement soit optimal, surtout pour la course à pied qui peut entraîner frottements et impacts. Avec un moignon stabilisé et sain, vous risquez moins de désagréments.

Votre orthoprothésiste pourra vous conseiller sur les différents modèles de lames de courses existantes. Il se chargera également des réglages de votre prothèse dédiée afin de vous garantir une pratique sécurisée. Toutefois, s’il n'est pas spécialiste de ce sport, tournez-vous vers des personnes amputées adeptes de la course. Vous l’avez peut-être déjà constaté, rien ne remplace l'échange d’expériences vécues dans cette situation si particulière.


3— S’équiper d’une lame de sport adaptée


Une prothèse de marche quotidienne n’est pas adaptée pour courir. Heureusement, il existe des lames de courses légères pour les amputations tibiales et fémorales ! Très performantes grâce à leur forme spécifique, elles offrent un très bon amorti. Le matériau en fibre de carbone renvoie l'énergie accumulée à la flexion. Votre terrain de pratique détermine le type de semelle à choisir, comme pour des chaussures de course à pied.

Les principaux fabricants de prothèses proposent un modèle de lame de course. Testez-les avant de faire votre choix. Parlez-en à votre orthoprothésiste et il en fera la demande. Au besoin, insistez pour essayer plusieurs marques et modèles pour cibler ensemble ce qui vous correspondra le mieux.

Les prothèses de course ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale. Vous devrez donc la financer vous-même. Une demande de prestation de compensation du handicap accordée par la MDPH peut également être envisagée.


Dernière née dans le domaine du handisport, la lame Hopper innove et répond à plusieurs défis pour vous permettre de courir après une amputation :

  • performante par sa forme et sa souplesse ;

  • accessible avec le tarif le plus abordable du marché ;

  • polyvalente grâce à ses 5 modèles différents ;

  • durable avec les fibres de carbone revalorisées de l’aéronautique.

Pratiquer la course à pied avec une lame de course Hopper
coureurs amputés équipés d'une prothèse de course

4— Se faire accompagner par une association sportive pour personnes en situation de handicap


Chaque région de France possède un pôle Handisport qui pourra vous orienter sur des associations locales. Vous pouvez également vous rapprocher du club d'athlétisme de votre secteur et bénéficier des conseils d'éducateurs spécialistes de la course à pied à même d'adapter leurs programmes d'entraînement. L'inclusion est source d'enrichissement pour tout le monde, il ne faut pas l'oublier.

L'association nationale ADEPA saura également vous orienter au sein de son réseau. Elle organise chaque année un événement d'essai de lames. L'occasion rêvée d'échanger avec des pratiquants et professionnels pour enrichir votre expérience.

En accord avec ses valeurs solidaires, Hopper met également en place des journées de tests. Elle propose une phase d'essai de matériel avec suivi personnalisé et proposition de programme de course adapté à l'athlète amputé.


Sophie Loubet athlète amputée appareillée d'une lame pour courir
Sophie Loubet court après une amputation

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Vous trouverez sur le site Décathlon un article complémentaire pour courir avec des lames de sport ou prothèses avec un témoignage de Julien Veysseyre, champion du monde de cross triathlon.





Crédit photo : Loïc Baillard / Sophie Loubet

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